La rage continue de faire 55.000 victimes humaines chaque année dans le monde. Les Autorités veillent et la Belgique est épargnée par le virus, mais la vigilance reste de mise, comme nous le prouve l'actualité récente. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que la rage ne revienne pas dans notre pays.

Grâce à une politique efficace d’éradication, le virus de la rage a disparu de notre territoire en 2001, mais il continue de se propager dans plus de 150 pays dans le monde. D'ailleurs, on l'a peut-être oublié, mais la maladie, qui a une issue fatale dès l’apparition des symptômes, est transmise à l'homme par les animaux, et principalement… par les animaux de compagnie.

Vous voulez que la Belgique demeure indemne du virus de la rage ? Nous aussi ! C’est pour cette raison que l’AFSCA rappelle chaque année les règles à respecter pour l’introduction d’animaux en Belgique. Sous le slogan « Ne ramenez pas la rage dans vos bagages ! », l’AFSCA tient ainsi à responsabiliser les voyageurs et à leur rappeler que même les animaux les plus mignons peuvent être mortels !

La rage, c’est quoi exactement ?

La rage est une zoonose, c’est une maladie contagieuse transmise de l’animal à l’homme, causée par un virus présent dans la salive.

Les hommes, tout comme les animaux, peuvent contracter la rage s’ils sont

  • mordus,
  • griffés ou
  • léchés par un animal infecté.

De plus, ce virus est très sournois : il peut être transmis sans que l'animal ne présente aucun symptôme ! Il vaut donc mieux être prudent et éviter tout contact avec des animaux errants ou sauvages à l'étranger. Parce qu'avec nous, vous ne courez peut-être aucun risque... mais ce n'est pas toujours le cas.

Vous préservez vos animaux de la rage ? Nous aussi.

Quels sont les risques pour l’homme ?

Dès que les symptômes apparaissent (fièvre, maux de tête, perte d'appétit, maux de gorge, nausée), la rage mène toujours à la mort. La seule possibilité de ne pas succomber à la maladie est qu’un traitement soit administré dans les 24 à 48 heures après l’infection, donc avant l’apparition des premiers signes de la maladie. Sans quoi, un homme contaminé décèdera du virus.

" Se lier d’amitié avec un mignon petit chiot ou chat qui paraît en bonne santé peut être mortel.. En mai 2019, de retour de voyage en Asie, une jeune norvégienne de 20 ans a montré des symptômes de la maladie. Elle est malheureusement décédée quelques jours plus tard. Elle avait voulu sauver un chiot abandonné et lui a prodigué des soins, sans précaution. Fin 2017, c’était un jeune garçon qui décédait tragiquement dans les mêmes circonstances, en France, après avoir été en contact avec un chien sur une plage lors d’un voyage en famille en Asie."

Les enfants sont les principales victimes de cette maladie. 40 % sont des enfants de moins de 15 ans ! Dans 95 % des cas, ce sont des chiens et des chats qui sont responsables de l'infection.

Quels sont les symptômes chez l'animal ?

Chez l’animal, les symptômes de la rage peuvent varier : fièvre, malaise, troubles du comportement (animaux sauvages qui sont soudainement très dociles), salivation importante, refus de se nourrir, excitation sexuelle, sensibilité à la lumière vive et aux bruits forts, voire des spasmes musculaires.

Si ces symptômes apparaissent, c’est qu’il est malheureusement trop tard, même chez les humains Un traitement doit impérativement être administré dans les 24 à 48 heures après l’infection, donc largement avant l’apparition des premiers signes de la maladie, pour éviter une issue fatale.

Pour tout savoir sur la rage, la législation et les mesures prises par l'AFSCA, rendez-vous sur cette page.

Comment se prémunir de la rage ?

Outre le fait qu’il peut s’écouler plusieurs mois avant que le virus ne se manifeste il n’existe aucun test qui permette de détecter la rage sur des animaux vivants. Ce qui fait que de nombreux cas sont seulement diagnostiqués à l’apparition des symptômes, c’est-à-dire lorsqu’il est trop tard.

Mieux vaut donc appliquer un principe de précaution et vous abstenir de tout contact avec des animaux errants ou sauvages à l’étranger.

Ce à quoi on ne pense pas toujours, c'est que certaines régions d'Europe de l'Est et des régions fortement touristiques comme la Turquie et le Maghreb sont encore des régions à risque. On s’en rend vite compte en jetant un œil à la liste des pays indemnes de rage. Les pays qui ne sont pas sur la liste étant considérés comme pays à risque.

Vaccination : on fait le point

Faut-il faire vacciner votre compagnon contre la rage ? Oui, si vous voyagez à l'étranger avec votre animal, même si vous vous déplacez chez nos voisins en France ou en Allemagne.

D’accord, la vaccination n'est pas obligatoire en Belgique, mais elle est conseillée. Vous pouvez le faire vacciner de manière préventive pour éviter de l'oublier en cas d'escapade improvisée.

Je veux ramener un chien ou un chat de l’étranger ! Mauvaise idée ?

Oui, certainement. On l'a oublié, mais les derniers cas de rage signalés en Belgique concernaient systématiquement des chiens importés illégalement d’un pays à risque (notamment du Maghreb). En 2008, quelques dizaines de personnes ont dû être traitées chez nous pour éviter de contracter le virus. Heureusement, sans faire de victimes !

Vous adopteriez quand même bien ce petit chien sans famille rencontré durant votre périple ? Nous vous le déconseillons fortement. Les conditions à respecter sont plus nombreuses et beaucoup plus strictes que lorsque vous adoptez un animal en Belgique, vu les risques potentiels encourus : vaccination, test sanguin et quarantaine sont souvent appliqués. Toutes ces démarches durent en moyenne 4 mois ! Période durant laquelle l’animal devra rester dans son pays d’origine.

L'AFSCA, qui a notamment pour mission de veiller à la santé animale, intervient en cas d’importation illégale d’animaux. Nous devons chaque année faire face à plusieurs cas d’importation illégale d’animaux et évaluer le risque avec la plus grande humanité, mais aussi la plus grande vigilance. Heureusement, dans la plupart des cas, nous trouvons une solution positive. Mais 5 % des animaux amenés illégalement doivent malheureusement être euthanasiés, parce que l’animal présente un risque pour la santé humaine et pour la santé des autres animaux. Nous devons à tout prix l'éviter et votre collaboration est de mise pour y arriver.

Quelles sont les formalités à remplir ?

Pour éviter des ennuis à votre (nouveau) compagnon, vous pouvez suivre ces quelques règles essentielles.

Pour voyager avec un chien ou un chat au sein de l’Union Européenne, chaque animal doit :

  • être identifié par une micropuce
  • être en possession d’un passeport européen
  • être vacciné contre la rage. Le vaccin peut être administré à partir de l'âge de 12 semaines.

Dans certains cas, comme lorsque vous voyagez hors de l’Union européenne, des exigences supplémentaires peuvent être demandées, comme des tests sanguins.

En finir avec la rage !

La Journée mondiale de la rage aura lieu le 28 septembre. Rappelez-vous qu'en ne respectant pas les prescriptions imposées cet été, vous mettez en péril votre vie, celle de votre entourage mais aussi la vie d’autres animaux. C'est pour éviter des situations dramatiques que l'AFSCA a reçu la mission de prévenir les risques de contamination éventuelle et qu’elle doit faire appliquer, toujours de façon très stricte, les prescriptions en matière d’importation d’animaux depuis des pays où la rage est présente.

L’AFSCA se joint d’ailleurs à l’objectif fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé en matière d’éradication de la rage : faire en sorte que, d’ici 2030, il n’y ait plus de décès humains à cause de cette maladie ! Aujourd’hui, 6 personnes décèdent chaque heure dans le monde à cause de cette maladie aux conséquences trop souvent sous-estimée.

Il est essentiel de rappeler que c'est ensemble que nous pouvons éradiquer la rage ! Nous comptons sur vous !

Vous voulez être protégé au quotidien ? Nous aussi !
La pandémie nous rappelle combien nous sommes vulnérables et comme il est important de protéger le citoyen. La sécurité n’est
Plus d'infos
Vous aimez les produits locaux ? Nous aussi !
La crise sanitaire a visiblement réveillé notre appétit pour les produits locaux et les petites productions qui peuplent nos régions.
Plus d'infos
Vous traquez les alleregènes ? Nous aussi.
Vous traquez les allergènes ? Nous aussi.
Nous le constatons tous : le nombre d’allergies alimentaires augmente. Même si les causes de cette augmentation ne sont pas distinctement
Plus d'infos
Vous voulez de la transparence ? Nous aussi.
Vous voulez de la transparence ? Nous aussi.
La transparence, gage de confiance Celle que vous êtes en droit d’éprouver en tant que consommateur à tous les échelons
Plus d'infos
Tweet
Share
Pin
Share