L’été est proche et les fameux camps de vacances sont autorisés dès le 1er juillet 2020.
Au moment de les confier à leurs « chefs » ou « staff » respectifs, ce sont souvent les mêmes doutes qui nous hantent gentiment, accentués par la crise sanitaire que nous traversons.
Seront-ils prudents en balade ? Vont-ils mettre leur crème solaire ? Vont-ils bien manger ?

CAMPS DE VACANCES EN BELGIQUE : CE QUI EST PERMIS

Les stages et les camps des vacances sont autorisés cet été, avec quelques aménagements nécessaires :

  • Les groupes devront se limiter à 50 personnes (organisateurs compris);
  • Les masques ne seront pas obligatoires, mais si les enfants sont en contacts avec l’extérieur, le port du masque deviendra obligatoire;
  • Il faudra fournir une fiche médicale complète pour chaque enfant, avec un médecin de référence;
  • Les camps hors de la Belgique seront autorisés à 150 km maximum de la frontière belge.
Vous aimez les camps de vacances ? Nous aussi.

LA CANTINE : AUX PETITS SOINS CETTE ANNÉE

Manger au camp… qu’on le veuille ou non, préparer des repas pour toute une troupe, colonie, meute (appelez-la comme vous voulez) relève de la cuisine collective. Celle où les petits problèmes peuvent prendre du poids.

Vous ne souhaitez pas voir le séjour de votre enfant raccourci pour cause de maladie… Nous non plus ! Alors non, tous les camps de vacances ne font pas partie de notre programme d’inspection. Par contre, nous sensibilisons et éduquons les mouvements de jeunesse et autres organisateurs, afin que chacun puisse profiter pleinement de son camp de vacances.

Il ne s’agit pas de les transformer en laboratoires aseptisés, mais plutôt d’éduquer aux réflexes essentiels à adopter pour éviter le pire. Car, chaque année, des incidents alimentaires se produisent et des camps prennent fin dans des circonstances peu réjouissantes pour certains enfants… et leurs parents évidemment !

Malgré toutes les précautions du staff, un incident alimentaire survient ? Nous nous rendons alors sur place pour tenter de découvrir l’origine de la contamination collective. Mais, nous en sommes persuadés, la sensibilisation reste l’outil clé pour un camp en toute légèreté.

Toutes ces directives se retrouvent dans le document « Pour un camp sans souci alimentaire » destiné à tous ceux qui ont la joie de préparer les repas de nos aventuriers en vacances.

LA BASE, C’EST L’HYGIÈNE INDIVIDUELLE

Probablement la plus élémentaire des précautions, on ne le répétera jamais assez, surtout après la crise sanitaire que nous avons traversée en ce début d’année : les mains doivent être propres ! Cuistots et intendants doivent se laver les mains régulièrement avec du savon bactéricide et surtout après avoir été aux toilettes.

Au camp comme ailleurs, porter une tenue propre, s’attacher les cheveux, avoir des ongles courts et propres, ne pas porter de bijoux, de vernis à ongles ou faux ongles devrait être un réflexe lorsque l’on prépare un repas. Cette année, plus que jamais, si un cuistot est malade, il doit passer son tour et se faire remplacer !

LES ACHATS DES ALIMENTS : EMBALLAGES, DATES ET FRAÎCHEUR

Maintenant qu’on a fait le tour du cuistot... On passe aux achats ! Nous insistons pour que, lors des achats, les dates de limite de consommation et la fraîcheur des aliments soient bien contrôlées, ainsi que l’état des emballages. Ecartez directement les denrées douteuses : briques de lait ou de jus endommagées, boîtes de conserve bombées, etc.

Pour un camp sans mauvaises surprises, nous recommandons également que les produits frais et surgelés soient achetés en dernier lieu et transportés dans des glacières ou des sacs isothermes. Bien sûr, de retour au camp, les produits périssables (viande, poisson, …) doivent être placés illico au frigo.

Les courses ne pourront pas se faire en meute cette année, mais devront être confiées à un groupe restreint de personnes, en fonction des directives données dans la grande distribution. Il faut prévoir du temps et s’y préparer.

LA CONSERVATION ET LE STOCKAGE : SUS AUX INDÉSIRABLES

Stocker les aliments n’est pas nécessairement un jeu d’enfant. Qui dit camp, dit souvent nature ; qui dit nature, dit souvent animaux. Veiller à ce que les souris et autres animaux n’accèdent pas aux stocks (locaux ou bacs fermés) fait partie de ce que nous prescrivons, ainsi que de ne pas conserver les aliments à même le sol.

Pour les indésirables que l’on ne peut pas voir à l’œil nu mais qui s’invitent très volontiers aussi, il faut vérifier tous les jours la température des frigos et congélateurs au moyen d’un thermomètre. Et quand il n’y a pas de frigo, veillez à utiliser des produits qui peuvent être conservés à température ambiante : boîtes de conserve, légumes frais, bocaux de sauce spaghetti, fromage fondu, confitures, …

PRÉPARATION DES REPAS, QUELQUES RÈGLES ESSENTIELLES.

Aliments bien frais, conditions de transport respectées, stockage soigné, reste ensuite le cœur de la cuisine : la préparation. Même si on « campe », des espaces de préparation propres, de l’eau, du savon et un moyen hygiénique de se sécher les mains (un rouleau de papier, pas d’essuie-mains si possible) sont de rigueur.

Seule l’eau potable est autorisée pour la préparation des repas, mais aussi pour le lavage des mains, de la vaisselle et de la cuisine.
Enfin, si cela s’applique pour vous, utilisez des planches à découper ainsi que des ustensiles (couteaux, …) différents pour les produits crus et les produits déjà préparés et cuits, vous éviterez ainsi le risque de contaminations d’un à l’autre (contamination « croisée »).

Comme à la maison, les produits surgelés doivent toujours être dégelés dans le frigo. La viande et le poisson doivent être bien cuits. C’est indispensable pour la viande de porc, le haché et la volaille. Ce qui est froid doit… le rester ! Et donc être conservé à une température de maximum 7°C jusqu’à consommation. Laisser la viande décongeler sur la table en plein soleil durant 3-4 heures pendant qu’on part en balade avec les enfants… est une très mauvaise idée !

Enfin, quand le repas est fini, rappel à ceux qui sont de corvée vaisselle : toujours laver à l’eau chaude et au détergent. Se laver les mains à chaque étape est, cette année, une véritable nécessité.

LE TRAITEMENT DES DÉCHETS

Votre enfant n’aime pas manger les restes ? Ça tombe bien puisque, lors d’un camp de vacances, il vaut mieux ne pas conserver les denrées déjà cuisinées, tout comme les aliments périssables qui sont restés plus de deux heures à température ambiante. Quant aux conteneurs à déchets, ils ne doivent jamais être situés à proximité des lieux de préparation et de cuisson des aliments.

Nous ne vivons pas dans un environnement aseptisé. Heureusement, d’ailleurs ! Bonnes et mauvaises bactéries nous entourent. Il faut savoir suivre des règles d’or et adopter les bons gestes pour rester en bonne santé ! Car ces règles, en devenant des réflexes, améliorent notre qualité de vie. Et durant cette période de crise sanitaire, que nous allons continuer de traverser durant de nombreux mois, rien ne doit être laissé au hasard pour un camp de vacances réussi et sécurisant pour tous. Respectons les règles pour le bien de tous les participants… et leur santé !

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